• Julie FRIOT

« A 3 en quarantaine… », tome 2, le retour, THE COME BACK !

Vous n’en aviez pas rêvé, la COVID l’a fait !


On prend les mêmes et on recommence…


On s’était quitté en mai dernier, en pleine montée de sève printanière, prêts à aller courir tout nu dans les champs en fleurs (Ne mentez pas, vous en aviez autant envie que moi ! … Comment ça, non ?) et puis, nous revoilà, en pleine morosité automnale, le teint terne et l’œil blafard (des têtes de confinés avant l’heure), avec l’impression d’être figurants dans le film « Un jour sans fin »…


Entretemps, on a essayé de profiter de l’été, vivre à fond, rattraper le retard.


On a eu ce questionnement existentiel : « Bisous ou pas bisous ? ».


Y avait 2 camps.


Ceux des prudents qui ne tapaient plus la bise mais ne reculaient pas devant des repas à rallonge, des discussions animées et postillonnantes et des trajets en voiture côte à côte, les civiques qui voulaient éviter une deuxième vague en respectant les consignes mais avaient tout de même le besoin irrépressible de revoir copains et famille (distanciation physique peut-être, mais sociale, non !)…


Et puis le camp des « Carpe Diem », ceux qui refusaient d’y croire vraiment, ceux qui théorisaient sur ce virus pas si terrible qui ne tue que les très vieux, les optimistes, les tactiles pour qui mettre de la distance physique, c’est un peu comme s’aimer moins…


On se respectait même si on trouvait l’autre, au choix, soit illogique, soit imprudent.


Et puis est venue la rentrée, le retour au boulot et le trio de chiffres désormais bien connu (contaminations – hospitalisations – décès) qui doucement réaugmentait.


L’ambiance s’est tendue.


Au boulot, il y avait les alarmistes, les hypocondriaques, les prompts-à-juger le comportement irresponsable de tel ou tel (« tu te rends compte, le mec a fait une soirée avec 20 personnes ! »), les je-m’en-foutistes, les complotistes (« tout ça c’est pour… Au choix : nous faire acheter un vaccin - nous mettre une puce dans le nez - faire passer la réforme de l’avortement autorisé jusqu’à 9 mois ») et les autruches qui tentaient de continuer à vivre comme si de rien n’était, refusant d’y croire vraiment (C’est ici que je lève le doigt).


Les discussions devenaient plus houleuses, les positions plus tranchées.


Les masques ont commencé à fleurir sur les visages des collègues amis. L’autre, autrefois source d’interactions bienvenues, est devenu un danger potentiel. On a arrêté les sorties hors boulot. On a pris nos distances.


On l’a senti venir cette putain de 2ème vague.


Progressivement, à coup de chiffres et de couvre-feux, on s’est préparé.


Aujourd’hui on y est.


On prend les mêmes et on recommence.


Toutefois, pour une poignée de confinés en France, l’annonce du reconfinement fut presque une bonne nouvelle… Je veux parler, bien sûr, des lecteurs assidus du fameux « A 3 en quarantaine dans 63m2, journal intimiste » qui eux, se sont frottés les mains, en se disant « Super, on va ENFIN pouvoir lire la suite ! ».


Allez, à tous, bon courage, et VIVEMENT LE RETOUR DE LA BAMBOCHE ! (cf. cette fabuleuse interview du préfet Centre-Val de Loire : https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/bamboche-c-est-termine-formule-du-prefet-du-centre-val-loire-couvre-feu-amuse-toile-1887734.html … Une pépite !)




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