• Julie FRIOT

L'apparition

C’est l’histoire d’une grosse flemme, d’une météo pourrie, d’un unique jour de grand soleil passé à chercher l’inspiration et d’une soudaine apparition.


Depuis plusieurs jours, je suis comme bloquée. Le syndrome de la page blanche mais version photographe.


Pourtant, j’ai profité des soldes pour m’acheter un grand sac en bandoulière (non soldé) contenant une poche rembourrée pour ranger mon appareil photo en toute sécurité. Désormais, je l’ai donc constamment sur moi pour pouvoir profiter de chaque opportunité photographique.

Depuis, je ne vois plus rien et je finis chacune de mes sorties trempée par les averses quotidiennes, à me demander pourquoi je ne me suis pas plutôt lancée dans l’art de l’origami, peinarde sur mon canapé (en vrai je sais très bien pourquoi et tous ceux qui m’ont déjà vu me lancer dans une activité manuelle savent aussi).


Dimanche, j’ai tout de même décidé de lutter contre ma tendance congénitale à la flemme et contre mon cerveau en boucle « tu vas encore faire chou blanc, ça sert à rien, tu ne vois plus rien, tu vas encore revenir avec des photos toutes pourries, comme d’hab » (ouais, mon cerveau n’est pas toujours un type sympa mais j’ai fini par m’habituer après toutes ces années et au fond, j’crois même que je l’aime bien) et je suis partie d’un bon pas en vélo. Ah bah non. Et je suis partie d’un bon coup de pédale en vélo. Mieux.


Direction le cercle de l’eau à Annecy où avait lieu un concert gratuit en plein air.


14h. Grand soleil. Fait même chaud. Ça change. Bon, peu de monde au concert, quelques transats posés dans l’herbe sous des parasols, c’est l’heure de la sieste, pas d’enfants, pas d’animation, peu d’opportunités qu’il se passe quelque chose. « Et toi, ta gueule ! » (ça, c’est pour mon cerveau qui vient de me marmonner un « j’te l’avais bien dit, valait mieux rester peinard à la maison à regarder des replays de Tattoo Cover »).

Au bout d’un moment, je tourne le dos au concert et j’aperçois une façade entièrement dans les tons de gris sauf les stores jaune pétant. Je me dis que le contraste est intéressant, je prends quelques photos du mur sans conviction, j’attends le passage de quelques passants, c’est mieux mais ce sera pas la photo de l’année. Et puis soudain, alors que j’étais en train de remettre le cache de mon objectif, je le vois se pointer. Vite, vite, c’est qu’il trace le con, dans 2 secondes, il sera loin… CLIC CLAC…




Bon le cadrage n’est pas parfait mais la question est surtout «la balade dominicale en caisse à savon, t’es sérieux, mec ? »


Je suis rentrée contente d’avoir pu immortaliser cette scène peu ordinaire.


J’ai d’ailleurs mis toute la volonté du monde pour me concentrer sur cette joie et ainsi tenter d’oublier mon épiderme rouge vif qui, commençant à cloquer, tentait vainement de se détacher de mon derme pour aller mourir seul dans d’atroces souffrances. Moralité : c’est bien de penser à sortir avec son appareil photo mais c’est con d’oublier sa crème solaire. Heureusement, la météo annonce le retour de la pluie pour toute la semaine.


C’était Julie, en direct du service des grands brûlés.


PS : A l’instar du serpent, et malgré les 5 tubes de Biafine absorbés par ma peau à vif, je pense que je ne vais pas tarder à muer. Tout comme le site internet ! (transition de merde). Je vous laisse découvrir la nouvelle version. J’espère que ça vous plaira. Et pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, n’hésitez à pas à vous inscrire sur le blog pour être prévenu par mail quand je poste un nouvel article . Pour ça, ça se passe en haut à droite de la page du blog, en cliquant sur le bouton « connexion/inscription ». A bientôt pour de nouvelles aventures ordinaires !

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