• Julie FRIOT

Le r(a)i(e)dicule ne tue pas mais fait faire des heures sup'

Voilà un appel à l’aide lancé, comme une bouteille à la mer, sur l’océan du web :


VENEZ ME CHERCHER ET AMENEZ-MOI UN JOGGING TAILLE 42, SVP (pour la couleur, peu importe, mais noire de préférence).


A l’heure où je vous parle, mes chers lecteurs, je suis prostrée dans mon bureau, à attendre patiemment que le directeur et la cadre de direction décident de finir leur journée de travail et de rentrer chez eux.


J’espère qu’ils n’ont pas prévu de travailler tard aujourd’hui…


Oui, car il se peut que, par un malencontreux concours de circonstances, je sois actuellement coincée sur mon siège, la raie des fesses à l’air.


Ouais marrez-vous. Vous pouvez.

D’ailleurs si je n’étais pas dans l’impossibilité totale de traverser le couloir qui me sépare de la sortie des locaux (mais qui, pour ce faire, passe devant les bureaux de la direction), je rirai aussi avec vous de bon cœur.


Franchement, à 6 choix stratégiques près, je serai en train de ranger mes stylos dans ma trousse et de remballer les gaules pour rentrer à la maison…


Jugez vous-même (rappelez-vous qu’il est plus facile de faire les bons choix a posteriori et que j’ai un indécrottable tempérament optimiste… Bref jugez, mais pas trop quand même !) :


Choix 1 : Décider d’aller au bureau pour la journée au lieu de télétravailler pour cause de documents à imprimer et dossiers à récupérer.


Choix 2 : Mettre cette petite robe achetée sur Vinted, beaucoup trop moulante et trop petite mais je l’ai payée, merde, je peux… gnnnarffff, schrppppfmmmpfff, rentrer dedans, bordel !


Choix 3 : Insister, ne pas abandonner, s’allonger sur le carrelage froid, vider ses poumons comme dans le Grand Bleu avant une plongée en apnée, bloquer et… tirer sur la fermeture éclair. RAH !!!! J’ai réussi, Julie 1 – La petite robe noire 0 !


Choix 4 : respirer à nouveau, voir que ce n’est pas possible mais garder sa robe coûte que coûte.


Choix 5 : Ne pas sauter son repas de midi alors qu’on ne respire plus depuis le choix n° 3 (visiblement mes poumons ont cessé d’exister mais pas mon estomac. Je pense que c’est le dernier organe qui lâchera dans mon corps. Les derniers jours de ma vie, je n’aurai plus d’activité cérébrale mais me pointerai quand même à la cafète de l’hosto l’air de rien pour prendre mon repas de midi…)


Choix 6 : se laisser retomber sur sa chaise de bureau après la pause, sans aucune grâce, ni retenue. Entendre la couture centrale craquer depuis le bas de la robe jusqu’à la taille… Être toujours dans l’impossibilité de respirer mais sentir son postérieur reprendre sa taille initiale et s’étaler à nouveau sur le siège.


Voilà comment depuis 14h07 très exactement, je suis en culotte apparente sur mon siège, à attendre que les cadres se décident à bouger.


Je prie pour ne pas avoir envie de faire pipi avant leur départ…


Mes chers lecteurs, peut-être à la prochaine, si je n’ai pas décidé d’ici là, de me pendre avec ce qu’il reste de ma (trop) petite robe noire !

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