• Julie FRIOT

Une couille dans le potage

En tant que féministe, je regrette amèrement que toutes les expressions exprimant courage ou force de caractère soient en lien avec le sexe masculin.


En tant qu’amoureuse des mots et des images, c’est autre chose.


Prenons un exemple au hasard.


Disons dans la sphère professionnelle. Débrief de sortie de réunion. Un collègue lambda :


- Non mais sérieux, y a un moment où faut mettre ses couilles sur la table et assumer ses décisions/ce qu’on a dit/ce qu’on a fait/ce qu’on pense (rayez les mentions inutiles)


Bon ben moi, paf, direct j’ai l’image en tête. Je les vois ces deux testicules en train de s’étaler sur la table de réunion devant les yeux écarquillés du reste de l’équipe.


Et oui, je le dis sans honte aucune, la scène me fait sourire.


Alors niveau hygiène, je vous l’accorde, c’est pas terrible.


Disons qu’il y a de grandes chances que plus personne ne veuille s’installer à cette place à l’avenir à part le propriétaire de la dite paire de couilles en question.


Ou alors faut bien désinfecter les surfaces.


Depuis la pandémie de COVID, l’avantage c’est que, niveau hygiène, on est équipé : Lingettes désinfectantes, sprays décontaminants, gels hydroalcooliques…


L’inconvénient c’est que désormais, les réunions se vont en visio.


Et poser ses couilles sur la table, en réunion visio, on est déjà sur un autre niveau d’engagement.


Le reste des participants se prenant les parties intimes du courageux en plein écran.


Entre 17 et 24 pouces de testicules selon l’équipement informatique.


Clairement, moi, j’oserai pas.


Traitez moi de couille molle si vous voulez, j’m’en bats les couilles !


A ce stade de la lecture, vous vous dites que ce blog part en couilles et vous n’avez pas tort.


Moi qui rêvais réussite, gloire et reconnaissance, ce n’est pas avec ce type d’écrit sans queue ni tête que je vais me faire des couilles en or.


Tant pis, je me suis lancée dans ce projet de blog avec ma bite et mon couteau, maintenant faut porter ses couilles et assumer.


J’emploie avec joie toutes ces expressions (même si je n’ai pas les attributs nécessaires) mais ce n’est pas de ma faute aussi, allez trouver une expression avec vulve ou clitoris, vous !


Aujourd’hui, j’attends avec impatience qu’un jour, une de mes collègues pose son clitoris sur la table en réunion (d’autant qu’on a tout ce qu’il faut pour désinfecter derrière comme je vous le disais) et que l’expression ne fasse réagir que les couillons !


Mesdames, messieurs, d’ici là, haut les cœurs (ça, nous l’avons en commun) et bon week-end !


(j’aurais pu conclure ce billet en lançant un « salut ma couille ! » mais j’ai craint l’indigestion)

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